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mercredi 15 janvier 2014

Le Hobbit: La désolation de Smaug


Titre original: The Hobbit: The desolation of Smaug

Réalisé par: Peter Jackson
Année de production: 2013
Durée: 2h41
Avec: Martin Freeman, Richard Armitage, Ian McKellen...

Synopsis:
Les aventures de Bilbon Sacquet, paisible hobbit, qui sera entraîné, lui et une compagnie de Nains, par le magicien Gandalf pour récupérer le trésor détenu par le dragon Smaug. Au cours de ce périple, il mettra la main sur l'anneau de pouvoir que possédait Gollum...
Mon avis:

J'avais adoré le premier volet de cette saga que j'avais découvert uniquement à cause de Richard Armitage qui a été ma première motivation à me rendre au cinéma alors que je ne suis habituellement pas attirée par ce genre d'univers. Contre toute attente, j'avais adoré le premier film au-delà du personnage de Thorin puisque, je me suis complètement laissée entrainer avec les nains dans cette aventure.
Il était donc inévitable pour moi de voir cette suite. Pour information, je l'ai vu deux fois, une fois en 3D et une fois en 2D. La 3D n'apporte malheureusement pas grand chose au film. J'aurais voulu essayer la 3DHFR mais elle n'est restée disponible qu'une seule semaine dans mon cinéma donc je suis passée à côté.

Mais venons en au cœur du sujet... Sans grande surprise, j'ai beaucoup aimé, même si ma préférence va légèrement du côté du premier. Je voulais lire le livre entre les deux films mais je n'ai pas pu le faire donc mon avis ne tiendra pas compte de la fidélité ou non au livre. Il ne sera pas non plus objectif et sera assez extérieur au monde de Tolkien puisque je ne prétends nullement le connaitre.

Dans ce film, on retrouve notre compagnie de nains, aidés de notre Hobbit préféré et de Gandalf le magicien, toujours sur la piste d'Erebor avec pour but de reprendre le royaume qui était le leur jadis. La route s'annonce encore difficile avec plusieurs obstacles qui se dressent sur leur chemin et des rencontres peu amicales. On retrouve ce côté aventure que j'avais beaucoup apprécié pour le premier. L'humour est une fois de plus présent mais La désolation de Smaug dégage une atmosphère beaucoup plus sombre que Le voyage inattendu. En effet, ils approchent du but et la tension augmente, surtout du côté de Thorin chez lequel on sent un changement s'opérer.
En plus des personnages récurrents du premier film, d'autres très importants apparaissent et viennent enrichir l'intrigue, comme Legolas ou Barde et comme ils apportent un vrai plus à l'histoire, c'est appréciable de voir de nouvelles têtes.

Si j'avais un bémol à émettre, ce serait sur certaines longueurs dans le film. Certaines scènes donnent cette sensation qu'elles auraient pu être écourtées et au final la part consacrée à Smaug est moins importante que je ne le pensais.
Néanmoins, cela n'a pas gâché mon plaisir, d'autant plus que Bilbon est beaucoup moins passif que dans le premier opus et heureusement. Ses talents de "cambrioleur" vont se révéler utiles à de nombreuses reprises et il ne va pas hésiter à se battre même si cette quête n'est pas la sienne.

En résumé, j'ai beaucoup aimé cette suite, pleine d'aventures, de rebondissements, et même si j'ai trouvé qu'il y avait quelques longueurs par moment, je n'ai presque rien à redire dans l'ensemble.
J'ai hâte de voir le troisième volet car la fin de celui-ci nous laisse espérer une suite encore bien mouvementée.   

mercredi 10 juillet 2013

Man of Steel


Titre original: Man of Steel

Réalisé par: Zack Snyder
Année de production: 2013
Durée: 2h23
Avec: Henry Cavill, Amy Adams, Michael Shannon...

Synopsis:
Un petit garçon découvre qu'il possède des pouvoirs surnaturels et qu'il n'est pas né sur Terre. Plus tard, il s'engage dans un périple afin de comprendre d'où il vient et pourquoi il a été envoyé sur notre planète. Mais il devra devenir un héros s'il veut sauver le monde de la destruction totale et incarner l'espoir pour toute l'humanité.
Mon avis:

Man of Steel faisait partie des films sortis cette année que j'attendais avec impatience.

Pourquoi? Eh bien parce que d'une part, j'avais été très déçue par Superman Returns qui m'avais laissé un souvenir amer et d'autre part, parce qu'à travers la série Smallville, j'ai appris à apprécier l'histoire de Superman.

Comme je le disais, j'ai été extrêmement déçue par le dernier Superman que j'ai vu au cinéma, avec un casting très fade, une histoire très moyenne et un Clark Kent en constante difficulté. Je me souviens être sortie de la séance perplexe et très déçue.
Alors autant dire qu'à l'annonce de cette nouvelle version qui reprend l'histoire du Super héros depuis son origine, j'attendais beaucoup de ce premier film.

Verdict? J'ai aimé, beaucoup aimé même, malgré quelques bémols.

Tout d'abord, parlons du casting qui est enfin à la hauteur du mythe et fait partie des points forts du film.
Henry Cavill, en plus d'avoir un physique très avantageux (oui, j'apprécie un beau mâle quand j'en vois un et en l'occurrence il est plus qu'agréable à regarder) et de m'avoir fait penser à Tom Welling dans certaines de ses expressions, est un acteur que je découvrais et qui se révèle avoir beaucoup de talent. Il réussi à transmettre les émotions justes, sans trop en faire et campe un excellent Clark Kent à la fois serein, réfléchi, déterminé et qui agit quand il le faut. Ce qui a tendance à m'énerver chez Superman, c'est sa naïveté et le côté "il ne faut surtout pas tuer, même les méchants" qui m’exaspère au plus haut point. Là encore j'avais des craintes sur ce point mais les scénaristes ont su trouver un juste milieu entre le côté profondément bon du héros et sa capacité à prendre les décisions qui s'imposent dans certaines situations.

Pour ce qui est d'Amy Adams, c'est une actrice que j'apprécie et je n'attendais que du bon de sa prestation, ce qui a été le cas. Elle est Lois Lane, cette journaliste fouineuse que rien n'arrête et surtout pas les situations dangereuses. Elle a du caractère, du répondant et bien qu'elle ait souvent la frousse, elle n'est pas du genre à choisir la facilité. Elle est même ici un élément déterminant de l'intrigue.

Son duo avec Henry Cavill fonctionne et tout deux incarnent des héros plus matures et convaincants. Pour le reste des acteurs, pas de fausse note pour moi, on a droit à des acteurs expérimentés et que l'on sent investis dans leur personnage. Ils sont donc plus que crédibles et surtout participent au fait que l'on s'attache en peu de temps à eux et que l'on entre facilement dans l'histoire.
On sent aussi un véritable effort de crédibilité avec un choix pour les acteurs incarnant Clark plus jeune plus que pertinent. La ressemblance physique est troublante et je trouve que cela rajoute à la qualité du film. Je m'attache peut-être à des détails mais ce sont des détails importants à mes yeux.

Ensuite, venons en à l'histoire proprement dite et aux aspects techniques. C'est là que se situent pour moi les défauts et atouts du film.
Au niveau de l'histoire, il y a un fort potentiel dans l'hypothèse d'une saga en plusieurs films. Les scénaristes ont choisi de poser des bases solides avec un début assez long et une présentation de Krypton approfondie et qui ne manque pas d'intérêt. Cette version de Superman est plus sombre qu'habituellement, mais aussi plus "violente".
J'avoue n'avoir pour références que la série Smallville, quelques échos des anciens films et Superman Returns. Néanmoins, il me semble que les éléments principaux ont été conservé, ainsi que les personnages importants. En parlant des personnages, il est rare de croiser Lana Lang ou encore Pete Ross et pourtant c'est le cas ici. 
Si le film reste dans l'ensemble très fidèle à l'histoire de Superman, on peut observer quelques arrangements chronologiques et ceci ne m'a nullement gêné. Les divers changements dans l'histoire apportent un peu d'originalité au mythe et en tout cas j'y ai totalement adhéré.
J'ai particulièrement aimé l'utilisation des flashbacks qui permettent de faire le lien entre le passé et le présent sans que cela ne soit trop lourd. Ils nous aident à mieux cerner le personnage de Clark et à comprendre l'homme qu'il est devenu. 
Bien entendu, il n'y a pas de bon film sur Superman sans un adversaire à sa taille et ici c'est le Général Zod que Clark va devoir affronter. Ca change de Lex Luthor et Zod est un méchant à la hauteur de sa réputation. Pour une fois, j'ai vu un Superman fort et presque invincible face à un méchant tout aussi redoutable. Je n'ai pas senti de grande faiblesse du côté de notre héros et c'est quelque chose que j'ai apprécié (Superman Returns m'ayant traumatisée sur ce point).

Néanmoins, et c'est là que le bas blesse, si le scénario a un fort potentiel ainsi que les personnages, tout ça est resté trop en retrait pour moi au bénéfice du "spectacle". Eh oui, je ne m'y attendais pas mais les effets spéciaux et les scènes d'actions sont très, voire trop présents. Attention, il ne faut pas se méprendre, j'adore cet aspect dans ces blockbuster et c'est même pour ça que je vais les voir. Mais quand cela dessert le scénario, ça me plait beaucoup moins. Le point positif étant que ces scènes, et les effets spéciaux en particulier, sont bluffants et réussis. Pas d'impression de flou, une bonne fluidité et des éléments futuristes plus vrais que nature font que l'aspect technique est impeccable. Je trouve tout de même qu'il y a une surenchère dans le spectaculaire et dans la violence des combats qui me gêne un peu. Alors certes, je ne l'ai pas vu en 3D mais je ne pense pas que cela aurait changé ma vision des choses. Je le répète, j'aime ce genre de scènes et les effets spéciaux de mieux en mieux maitrisés de nos jours mais, dans Man of Steel c'est le fait qu'ils soit majoritaires sur l'histoire et les personnages que je n'ai pas aimé. On ressort de la séance avec l'impression que les acteurs ont plus passé de temps à jouer les scènes d'action que les véritables scènes qui donnent un sens au film et qui surtout leur permettent de mettre en avant leur talent d'acteur. 

En résumé, voilà un film que j'ai adoré, même si je regrette que le spectaculaire ait pris le pas sur le fond et le casting prestigieux. J'irais voir sans hésiter la suite, à condition que le casting soit le même et en espérant qu'il y ait un rééquilibrage entre action et scénario. 

Il ne me reste plus qu'à attendre le DVD pour le revoir et peut-être le percevoir différemment.           

lundi 31 décembre 2012

Le Hobbit: Un voyage inattendu


Titre original: The Hobbit: An Unexpected Journey

Réalisé par: Peter Jackson
Année de production: 2012
Durée: 2h45
Avec: Martin Freeman, Ian McKellen, Richard Armitage...

Synopsis:
Bilbon Sacquet cherche à reprendre le Royaume perdu des Nains d'Erebor, conquis par le redoutable dragon Smaug. Alors qu'il croise par hasard la route du magicien Gandalf le Gris, Bilbon rejoint une bande de 13 nains dont le chef n'est autre que le légendaire guerrier Thorin Écu-de-Chêne. Leur périple les conduit au cœur du Pays Sauvage, où ils devront affronter des Gobelins, des Orques, des Ouargues meurtriers, des Araignées géantes, des Métamorphes et des Sorciers…
Mon avis:

Je suis allée voir le film jeudi dernier et je le dis immédiatement: j'ai adoré!

Et dire qu'à la base ce film n'était pas absolument pas prévu dans mes sorties cinéma de cette année...
Alors, pourquoi? J'ai presque honte de l'avouer mais ma motivation a été presque exclusivement la présence d'un certain Richard Armitage à l'affiche du film. Eh oui, depuis que j'ai découvert Nord et Sud (sur lequel je n'ai pas encore donné mon avis), je suis complètement sous le charme de cet acteur que je découvre avec beaucoup de plaisir de rôle en rôle. Ce qui m'a fait hésiter au début est le fait que j'ai vu le premier film de la trilogie du Seigneur des anneaux il y a plusieurs années et que je n'avais pas aimé. Je n'avais tout simplement pas accroché à l'histoire et du coup je n'étais pas vraiment partante pour aller voir ce "prequel".
Mais voilà, Richard est apparu entre temps et en allant voir Twilight, la bande annonce était diffusée juste avant. J'avoue que c'est ce dernier évènement qui m'a décidé pour de bon après mon hésitation. J'ai perçu un humour et une ambiance différente de la première trilogie et je me suis alors dit que ça pourrait me plaire.

Et j'ai eu raison de suivre mon intuition puisque j'ai passé 3 heures très agréables et comme dirait mon voisin de derrière au cinéma, "au moins, tu sais pourquoi tu payes!". Même si cette phrase a été prononcée sur un ton bourru, il a incontestablement raison car il est de ces films à la fin desquels tu as passé un si bon moment que le prix du ticket te parait presque dérisoire. Et Le Hobbit fait incontestablement partie de ces films, à mes yeux.

Dernière précision avant de rentrer dans le vif du sujet: le film a été vu en VF et en 2D puisque la séance en 3D HFR a été rapidement enlevée dans mon cinéma et que je me suis trompée d'horaire pour la 3D (le premier qui ricane...).

Dès le début du film, les décors et les paysages splendides nous en mettent plein les yeux et nous plongent directement dans l'univers de Tolkien. Et dès le début, l'humour est présent et ce que j'avais perçu dans la bande-annonce se confirmait ici pour moi.
J'ai, aussi, bien conscience d'avoir raté toutes les références au Seigneur des anneaux mais ça n'a pas gâché mon plaisir et il se pourrait même que ça m'incite à redonner une chance au film.
J'ai beaucoup aimé la scène d'introduction du film et tout le début en général. Bilbon est vraiment drôle et voir tous les nains perturber son petit train-train était vraiment excellent. Tout ça est assez léger mais dès que l'on commence le début du voyage, les choses deviennent beaucoup plus sérieuses et les ennuis commencent.
Le but de ce périple est d'aider Thorin, le chef des nains, à reconquérir le Royaume occupé par le dragon Smaug et dont il est le Prince. Il est accompagné dans sa quête par 13 nains, Gandalf et bien sûr Bilbon.
Ce voyage sera long et semé d’embûches, ou plutôt de créatures en tout genre et de vieux ennemis referont surface.

J'avais un peu peur de la durée du film car 3 heures ça peut-être très long quand on s'ennui ou que l'on aime pas et heureusement ça n'a absolument pas été le cas ici. Bien sûr, ça reste une durée importante mais je n'ai ressenti aucune longueur, aucun ennui, ce film m'a captivé et happé du début à la fin.
Il y a de l'action, de l'émotion, de l'humour, de la fantasy...personnellement je n'en demande pas plus et ici le cocktail est plus que réussi. La réalisation est parfaitement maîtrisée et l'histoire est simple et efficace. Et, je le répète, tout au long du film on retrouve un humour plus qu'agréable et bienvenu qui m'a beaucoup plu.

Place à présent aux personnages! Il n'y a pratiquement aucun personnage féminin et j'avoue que ce n'est pas le genre de détail qui me dérange plus que ça.
Bon, il est certain que je vais être fortement subjective dans ce que je m'apprête à dire concernant Thorin mais j'assume complètement. 
Si Bilbon est supposé être le personnage principal du film, je trouve que ce premier opus met en place le personnage mais qu'il n'a pas encore pris toute son ampleur. Il cherche sa place car il est le seul Hobbit de la "bande" et il faut bien le dire, il est encore un peu empoté, sans doute trop habitué à sa petite vie confortable. Il va devoir faire ses preuves s'il veut gagner le respect de Thorin et de ses compagnons. Mais on devine aisément que Bilbon va devenir beaucoup plus important par la suite. Martin Freeman excelle dans ce rôle et est parfait pour interpréter Bilbon. J'ai été agréablement surprise d'une manière générale par la justesse du casting.

Venons en maintenant à Thorin Ecu-de-Chêne, chef des nains. J'ai tout à fait conscience que ma vision du personnage est déformée par ce que j'expliquais précédemment mais j'ai été frappé par le charisme et la présence à l'écran de Richard Armitage. Ce n'est pas quelque chose que je découvrais mais je crois que la combinaison entre l'acteur et le personnage est particulièrement détonante dans ce film. Thorin est un personnage très développé, complexe, combatif et bon. Il a su gagner le respect des 13 nains qui l'accompagnent et son histoire et son tempérament font de lui un chef tout désigné. C'est en partie pour lui que ses compagnons vont se battre et traverser ces épreuves, il se doit donc d'être à la hauteur. Richard Armitage crève l'écran dans ce rôle et moi qui était venue principalement pour le voir, ces 3 heures ont dépassé toutes mes espérances. J'ai été surprise de constater que malgré tous ces poils et l'épais costume, il se dégageait de lui une beauté saisissante.
Bon, je vous avez prévenus que j'allais me laisser aller!
Pour les autres personnages, c'est un sans faute également avec d'excellents acteurs, dont certains étaient déjà présents dans Le seigneur des anneaux. Mention spéciale à Andy Serkis dans le rôle de Gollum.

Je finirais en disant que la fin est totalement frustrante. Lorsque les lumières se sont rallumées, toute la salle a émis des murmures de mécontentement à l'idée de devoir attendre si longtemps avant de découvrir la suite des aventures de Bilbon et de ses compagnons, alors que nous venions déjà de passer 3 heures en leur compagnie. Je crois que ceci en révèle beaucoup sur la qualité d'un film. 

En résumé, j'ai adoré ce film, contre toute attente, et si je pouvais je retournerais le voir. Mais par manque de temps, cela me semble compromis et je vais donc attendre sagement le DVD qui devrait sortir en Avril 2013. Mon seul regret aura été de ne pas avoir pu voir la 3D HFR. 
Au départ, j'ai voulu découvrir cette nouvelle trilogie pour un acteur et au final je me suis complètement laissée embarquer dans cet univers et dans l'histoire. J'irais donc voir les deux suites prévues en Décembre 2013 et Juillet 2014 avec un immense plaisir.

Pour ceux qui seraient tentés, n'hésitez plus: un film à voir et même à revoir!                      

samedi 22 décembre 2012

Twilight - Chapitre 4: Révélation, 2nde partie


Titre original: Breaking Dawn, part 2

Réalisé par: Bill Condon
Année de production: 2012
Durée: 1h55
Avec: Kristen Stewart, Robert Pattinson, Taylor Lautner...

Synopsis:
Après la naissance de sa fille Renesmée, Bella s’adapte peu à peu à sa nouvelle vie de vampire avec le soutien d’Edward. Se sentant menacés par cette naissance d’un nouveau genre, les Volturi déclarent la guerre à la famille Cullen. Pour préparer leur défense, les Cullen vont parcourir le monde pour rassembler les familles de vampires alliées et tenter de repousser les Volturi lors d’un ultime affrontement.
Mon avis:

J'ai vu le film le dimanche 9 décembre au cinéma et je me décide enfin à rédiger mon avis (oui je sais, c'est pas bien)!

Il faut d'abord savoir que l'on m'a presque traînée au cinéma parce que mon intérêt pour la saga a fortement diminué depuis Breaking Dawn 1, car blasée par certains évènements navrants et par la manière dont la  franchise a été exploitée au fil des films. Mais bon, ceci est un autre débat dans lequel je n'ai nullement envie de me lancer.

Ma seule crainte était donc d'être parasitée par mon ressentiment lors de la séance ciné. Et au final, le temps de me remettre dans le bain, j'ai beaucoup aimé le dernier film de la saga.

Breaking Dawn 2 est vraiment destiné à ceux qui connaissent déjà l'histoire parce qu'on commence exactement là où l'on s'était arrêté dans la première partie (logique!). On sent une fois encore un gros effort au niveau de la mise en scène et dans la manière de raconter l'histoire. Je trouve qu'au niveau de la réalisation, chaque film y a gagné un peu plus mais Bill Condon reste le meilleur réalisateur des quatre à mon sens.

Bella est enfin devenue vampire et une nouvelle vie s'offre à elle. Mais elle n'est pas la seule à voir sa vie basculer parce que tous les autres personnages sont directement impactés par les derniers évènements.
Ce qui m'a le plus frappée dans ce film c'est de voir que tous les personnages principaux avaient enfin trouvé leur place. Il se dégage d'eux une sérénité qu'on ne leur avait jamais vu et même si les problèmes ne sont pas finis, les pièces du puzzle sont enfin assemblées. C'est ce que j'avais ressenti dans le livre et j'ai été heureuse de voir que cela avait été aussi bien retranscrit à l'écran.

Je ne vais pas développer sur l'histoire parce que ce serait soit du spoiler, soit de la redite inutile.
Néanmoins, je dirais que là encore le film est fidèle au livre dans la mesure du possible et même si des éléments me manquent, les bons choix ont été fait en privilégiant les scènes clés. Et pour une fois, je n'ai trouvé aucune scène trop longue, le rythme était bien maîtrisé.
Bill Condon a tout de même pris un risque sur une scène impliquant les Volturi et j'avoue que j'ai aimé cette prise de risque. Je n'ai rien senti venir et pour le coup il a réussi à me faire peur par ce choix. Cette fameuse scène lui a permis d'ajouter au film ce qui aurait pu lui manquer cruellement, à savoir l'action, surtout avec la découpe du dernier tome en deux films. Et là encore, Bill Condon prouve qu'il maîtrise bien mieux que ses prédécesseurs les scènes de combat et j'ai beaucoup aimé cette partie du film.

En ce qui concerne les personnages, comme je l'ai dit, j'ai apprécié l'évolution de chacun qui ressort bien dans ce final. Ca fait du bien de voir Edward, Bella et Jacob en harmonie. Mon bémol va néanmoins à Renesmée dont le visage a trop été retouché. Elle ne parait pas naturelle et j'ai trouvé les effets spéciaux sur son visage assez inutiles, surtout quand on voit le résultat. Mais mis à part ça, son personnage était fidèle à celui du livre et les Cullen forment une petite famille vraiment sympa maintenant.
Une fois de plus, les Volturi sont drôles malgré eux et Aro est décidemment mon chouchou en la matière, suivit de près par Marcus. Ils mériteraient presque d'avoir leur propre saga. 
Je tiens à remercier Taylor Lautner pour m'avoir fait apprécier Jacob, que je déteste vraiment dans les livres, et particulièrement dans ce film là où son personnage était vraiment extra!

Voilà, en bref un dernier film très réussi tant au niveau de la réalisation que du scénario. Mais je ne suis jamais objective sur les films de la saga car ayant lu les livres avant, je suis amoureuse de cette histoire depuis le début. Néanmoins, les livres restent bien meilleurs que les films, comme c'est souvent le cas. 
Les fans ne devraient pas être déçus par ce final et quant à moi, j'attend que le DVD sorte pour voir la VO.

mercredi 21 novembre 2012

Frankenweenie


Titre original: Frankenweenie

Réalisé par: Tim Burton
Année de production: 2012
Durée: 1h27
Avec: Charlie Tahan, Winona Ryder, Martin Landau...

Synopsis:
Après la mort soudaine de Sparky, son chien adoré, le jeune Victor fait appel au pouvoir de la science afin de ramener à la vie celui qui était aussi son meilleur ami. Il lui apporte au passage quelques modifications de son cru… Victor va tenter de cacher la créature qu’il a fabriquée mais lorsque Sparky s’échappe, ses copains de classe, ses professeurs et la ville tout entière vont apprendre que vouloir mettre la vie en laisse peut avoir quelques monstrueuses conséquences…
Mon avis:

Ce n'est pas un mystère, j'aime beaucoup le travail de Tim Burton même si je ne suis pas une passionnée non plus. Disons que je prend plaisir à voir ses films au cinéma et que j'ai été conquise par son recueil de poèmes.

Frankenweenie m'a attiré par sa bande annonce mais aussi par ce dessin si particulier qui rappelle les dessins du recueil auquel je faisais référence. En dehors de ça, je ne savais rien du film et je ne savais pas ce qui allait advenir de Sparky.

Concernant la 3D, ça apporte un plus mais ce n'était pas non plus indispensable.

Ce film d'animation est en noir et blanc, ce qui change de ce que l'on a l'habitude de voir mais qui ne m'a nullement gêné. Le film commence tranquillement avec la famille Frankenstein (vous remarquerez le clin d'oeil et ce n'est pas le seul) dont le fils Victor se passionne pour le cinéma et a pour seul ami son fidèle compagnon, Sparky. Eh oui, Sparky n'est pas seulement un chien, c'est le confident et ami de ce petit garçon solitaire et très intelligent. Les parents de Victor regrettent que leur fils soit aussi isolé des autres enfants de son âge et passe des heures à tourner ses petits films. Il faut dire, à la décharge de Victor, que ses petits camarades de classes sont tous plus étranges les uns que les autres (mention spéciale à la fille au chat). Certains fichent même la trouille et c'est là toute la magie du dessin.
Un jour, Sparky se fait renverser par une voiture et le monde de Victor s'écroule, il vient de perdre son seul véritable ami. Tim Burton a parfaitement compris ce que l'on pouvait ressentir à ce moment là, surtout quand on est un enfant, parce que non, ce n'est pas juste un chien. Le petit Victor a bien du mal à surmonter cette épreuve mais son prof de science va, sans le vouloir, lui donner l'espoir de retrouver Sparky.

Inutile de vous dire que j'ai adoré ce film d'animation et que j'ai versé ma petite larme (bon ok, pas qu'une mais personne n'a rien vu, il faisait noir) à plusieurs reprises. Cette histoire est tout en émotion et en délicatesse avec la petite touche de fantastique propre à Monsieur Burton. Les personnages sont attachant et l'histoire donne à réfléchir sous ses airs de simplicité. Il y a aussi bien de l'émotion que de l'action et on a pas le temps de s'ennuyer. Le thème de la mort est omniprésent et je pense que ce film s'adresse aux grands enfants et à des plus jeunes mais pas en-dessous d'un certain âge.

Voilà, ce film a été un vrai coup de coeur alors je vous incite fortement à le voir si vous aimez l'univers de Tim Burton. Par contre pour les plus sensibles, n'oubliez pas les mouchoirs!

mardi 20 novembre 2012

Skyfall


Titre original: Skyfall

Réalisé par: Sam Mendes
Année de production: 2012
Durée: 2h23
Avec: Daniel Craig, Judi Dench, Javier Bardem...

Synopsis:
Lorsque la dernière mission de Bond tourne mal, plusieurs agents infiltrés se retrouvent exposés dans le monde entier. Le MI6 est attaqué, et M est obligée de relocaliser l’Agence. Ces événements ébranlent son autorité, et elle est remise en cause par Mallory, le nouveau président de l’ISC, le comité chargé du renseignement et de la sécurité. Le MI6 est à présent sous le coup d’une double menace, intérieure et extérieure. Il ne reste à M qu’un seul allié de confiance vers qui se tourner : Bond. Plus que jamais, 007 va devoir agir dans l’ombre. Avec l’aide d’Eve, un agent de terrain, il se lance sur la piste du mystérieux Silva, dont il doit identifier coûte que coûte l’objectif secret et mortel…
Mon avis:

Voilà un film que j'avais très envie de voir en cette fin d'année et il a été à la hauteur de mes attentes.
Je ne suis pas une grande fan de James Bond. J'en ai vu quelques uns et certains ne m'ont pas du tout emballée. Mais les derniers films avec Daniel Craig pour interpréter le célèbre espion font exception et m'ont tous conquise.
N'étant pas une spécialiste de la franchise, je demande l'indulgence si je dis des bêtises.  

Après un Quantum of Solace un peu en dessous, les attentes sur Skyfall n'en étaient que plus grandes et pour ma part, Sam Mendes a largement relevé le défi avec cet excellent 23ème James Bond. 

Dés le début, le ton est donné avec un générique magnifique et une musique que j'ai aimé dès sa diffusion sur le net. Le générique forme une sorte de continuité entre la scène d'introduction et la suite du film, il s'intègre vraiment dans l'histoire. La mort y est très présente et le tout est assez gothique. Bref, j'ai adoré. 

Pour le reste, c'est-à-dire l'intrigue, ce fut une affaire rondement menée car beaucoup d'évènements se succèdent avec une belle richesse au niveau de l'histoire. Beaucoup de sujets sont abordés et ce que j'aime particulièrement c'est le fait que le passé de notre héros soit mis en avant, même si des zones d'ombre persistent. James Bond n'est pas qu'un espion qui se contente de tuer froidement des gens quand c'est nécessaire. Il a été façonné par un passé et le fait d'en savoir plus le rend forcément plus humain et attachant. 
Il n'est pas non plus un surhomme qui encaisse les coups sans broncher (on aurait pu le croire dans Quantum of Solace) et ici James va avoir quelques moments de faiblesses. 

Bien sûr, il n'y a pas de bon James Bond sans un vrai méchant. Et cette tâche a été confié à Javier Bardem que je découvrais ici en tant d'acteur. Il m'a impressionné par son talent et il nous propose un méchant flippant mais savoureux. Son histoire est particulièrement originale et M se retrouve au coeur de la tourmente car elle est la cible du méchant et accessoirement poussée vers la retraite par ses supérieurs.

Même si ces moments sont rares, j'aime beaucoup l'humour "so british" de certaines scènes avec un James qui ne se départ jamais de son flegme légendaire.     

Tous les personnages sont bien exploités dans cet opus avec des interactions intéressantes et nous faisons connaissance avec le nouveau Q, étonnant et moderne, ainsi qu'avec le personnage de Miss Moneypenny qui apparaît enfin.
Concernant Daniel Craig, j'ai appris à apprécier cet acteur avec plusieurs de ses films et derrière un physique un peu abrupt, je trouve son interprétation de Mr Bond très juste et je le préfère largement aux autres. 

Sinon, au niveau de l'action, c'est toujours aussi plaisant à regarder et il y a un bon équilibre avec le reste. Les effets spéciaux sont bluffant. Je pense notamment au visage de Silva et aux courses poursuites toujours aussi bien réalisées. 

En bref, j'attendais de ce James Bond de l'action et un bon scénario, et j'ai été largement servie avec un film qui a été un vrai coup de coeur pour moi. J'ai passé un excellent moment et je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. 

Un film que je recommande vivement!

samedi 11 août 2012

Batman: The Dark Night Rises


Titre original: The Dark Night Rises

Réalisé par: Christopher Nolan
Année de production: 2012
Durée: 2h44
Avec: Christian Bale, Gary Oldman, Tom Hardy, Anne Hathaway...

Synopsis:

Il y a huit ans, Batman a disparu dans la nuit : lui qui était un héros est alors devenu un fugitif. S'accusant de la mort du procureur-adjoint Harvey Dent, le Chevalier Noir a tout sacrifié au nom de ce que le commissaire Gordon et lui-même considéraient être une noble cause. Et leurs actions conjointes se sont avérées efficaces pour un temps puisque la criminalité a été éradiquée à Gotham City grâce à l'arsenal de lois répressif initié par Dent.

Mais c'est un chat – aux intentions obscures – aussi rusé que voleur qui va tout bouleverser. À moins que ce ne soit l'arrivée à Gotham de Bane, terroriste masqué, qui compte bien arracher Bruce à l'exil qu'il s'est imposé. Pourtant, même si ce dernier est prêt à endosser de nouveau la cape et le casque du Chevalier Noir, Batman n'est peut-être plus de taille à affronter Bane…
Mon avis:

Pour moi, les Batman de Christopher Nolan sont une valeur sûre. Je sais d'avance que je vais aimer. Et celui-ci ne fait pas exception.
J'y suis allée la semaine dernière et mis à part les ados de plus en plus mal élevés, j'ai bien aimé ma sortie ciné. Eh oui, rien de tel qu'une bande d'ados impolis qui ne sait pas quoi faire de plus de 9 euros pour vous gâcher la séance mais ceci est un autre problème et puis je pourrais me montrer méchante alors je ferme la parenthèse. Tout ça pour dire, que je n'ai pas pu pleinement apprécier le film mais bon je vais essayer quand même d'être cohérente.

Nous revenons ici huit ans après la fin du deuxième Batman, que j'avais adoré au passage, et nous retrouvons Gotham City sans Batman mais avec peu de criminalité de par les lois prises par Harvey Dent, ou double-face pour les intimes.
Bruce Wayne nous apparaît au plus bas avec un corps meurtri et un moral pas tellement meilleur. Mais heureusement les choses vont bouger avec l'apparition de Catwoman qui n'a pas froid aux yeux. On a aussi un nouveau méchant et de nouveaux, mais aussi anciens, alliés de Batman. Bref, le cocktail classique et habituel mais qui fonctionne à tous les coups. En tout cas, ça a fonctionné pour moi. Je pense d'ailleurs que si on a apprécié les deux premiers titres de la saga, il est difficile de ne pas aimer celui-là.

Pourquoi j'ai aimé? Parce qu'on montre les faiblesses du héros. Batman n'est pas que l'homme chauve-souris, c'est aussi un être humain qui a ses défauts. Et là, c'est Bruce qui va être mis à l'épreuve. Est-il vraiment à la hauteur du héros qu'est Batman et peut-il trouver en lui la force de battre ses nouveaux ennemis, plus puissants que jamais?
J'ai aimé cet aspect plus humain et le fait qu'on ne se contente pas de combats qui montrent vite leurs limites. Sans parler du fait que bien d'autres sujets plus sérieux sont abordés au travers des agissements des méchants. 

Comme pour les deux autres films, l'intrigue est prenante et intéressante et les presque 3 heures paraissent bien courtes.
J'ai particulièrement aimé Anne Hathaway, comme toujours, qui est à la hauteur du rôle confié et apporte un peu de peps à cet opus. C'est une actrice que j'apprécie beaucoup et ce depuis ses débuts. Elle nous confirme une nouvelle fois ses talents. 
Si Anne Hathaway excelle dans son rôle, ce n'est malheureusement pas le cas de Marion Cotillard qui nous offre une bien piètre performance. Alors ok, je ne l'apprécie pas à la base en tant qu'actrice et je suis totalement hermétique à son jeu sans relief, mais là, pour me faire rire comme elle m'a fait rire dans un moment que je qualifierais de tragique, je me dis qu'il y a un problème, d'autant plus que je n'étais pas la seule. C'est pour moi la grande lacune de ce film avec ce personnage incroyablement important dans l'histoire qui mal joué, nous passe totalement au-dessus de la tête. M'enfin, je dirais que c'est surtout la faute au réalisateur qui aurait du se rendre compte du problème.
J'ai été, par contre, agréablement surprise par Joseph Gordon-Levitt qui nous offre un personnage intéressant et dont j'ai trouvé le jeu très juste.

Mis à part ce bémol, j'ai aimé. Le mélange d'émotions et de scènes d'action m'a emballé. J'ai vu ce que je m'attendais à voir en rentrant dans la salle et je n'en attendais pas plus. J'ai beaucoup aimé le final même s'il est un peu surprenant et mon seul regret est de savoir que je ne pourrais jamais essayer la Batmobile, ma plus grande frustration!

J'ai adoré cette trilogie dont j'ai aimé chaque film. Merci à Monsieur Nolan pour m'avoir fait découvrir Batman et fait passer de si bons moments au cinéma.

mercredi 4 juillet 2012

Blanche-Neige et le chasseur


Titre original: Snow White and the Huntsman

Réalisé par: Rupert Sanders
Année de production: 2012
Durée: 2h06
Avec: Kristen Stewart, Chris Hemsworth, Charlize Theron...

Synopsis:
Dans des temps immémoriaux où la magie, les fées et les nains étaient monnaie courante, naquit un jour l’unique enfant d’un bon roi et de son épouse chérie : une fille aux lèvres rouge sang, à la chevelure noire comme l’ébène et à la peau blanche comme neige. Et voilà précisément où l’histoire que vous croyiez connaître prend fin et où la nouvelle adaptation épique et envoutante de ce célèbre conte des frères Grimm débute. Notre héroïne, dont la beauté vient entacher la suprématie de l’orgueilleuse Reine Ravenna et déclencher son courroux, n’a plus rien d’une damoiselle en détresse, et la cruelle marâtre en quête de jeunesse éternelle ignore que sa seule et unique rivale a été formée à l’art de la guerre par le chasseur qu’elle avait elle-même envoyé pour la capturer. Alliant leurs forces, Blanche-Neige et le chasseur vont fomenter une rébellion et lever une armée pour reconquérir le royaume de Tabor et libérer son peuple du joug de l’impitoyable Ravenna.
Mon avis:

Je suis allée voir ce film samedi dernier et je ne pouvais passer à côté car c'est le genre de film que j'affectionne beaucoup avec de l'action, des effets spéciaux et de l'émotion. De plus, j'aime les contes revisités, quand le réalisateur s'écarte des sentiers battus pour nous proposer quelque chose d'original.

Qu'en ai-je pensé? J'ai beaucoup aimé ce film. Malgré quelques longueurs et une frustration profonde, j'ai passé un très bon moment et j'adhère totalement à cette vision de Blanche-Neige.

Le film suit la trame du conte en nous montrant l'enfance de Blanche-Neige et l'arrivée de la méchante reine. Cette dernière, interprétée par la sublime Charlize Theron, est maléfique à souhait et est prête à tout pour accéder à la jeunesse éternelle. Elle ne pourra y parvenir définitivement que grâce à la mort de celle qui lui fait de l'ombre depuis son enfance, Blanche-Neige. Cette dernière s'échappe de sa prison et Ravenna fera tout pour la retrouver, la tuer et lui prendre son coeur. Pour cela, elle fait appel à un chasseur, veuf et à moitié alcoolique, dont elle profitera de la douleur d'avoir perdu sa femme. Il accepte sans savoir qui est cette mystérieuse jeune fille mais lorsqu'il est confronté à elle et qu'il se rend compte qu'il n'a aucun intérêt à aider la reine, il va tout faire pour la protéger et l'aider à récupérer le trône de son défunt père.

Je vais commencer par ce que j'ai le plus aimé dans le film. Tout d'abord, le fait que l'histoire soit revisitée avec de grandes libertés, au point de changer le conte sur des points important. Pour moi ce genre d'adaptation n'a d'intérêt que si elle apporte quelque chose de nouveau et je ne suis absolument pas du genre à dire que le conte doit être respecté à la lettre, on le connait déjà tous. Rupert Sanders nous propose ici une histoire plus sombre et j'adore justement quand on apporte de la noirceur à une histoire à la base gentillette, d'autant plus que je trouve que c'est plutôt réussi ici. C'est la méchante reine qui incarne le mal, la destruction et elle y arrive très bien. On peut dire qu'à cause d'elle, Blanche-Neige en bave un max et c'est peu de le dire. 
J'ai aussi aimé les effets spéciaux, les décors parfois enchanteurs. Je me suis même dis que ça aurait pu être sympa en 3D mais bon tant pis, ça n'a pas été le format adopté. J'aime en général ce genre de film, esthétiquement parlant, avec cette petite touche de fantaisie. 

A ma grande surprise, j'ai particulièrement apprécié le jeu des acteurs, ainsi que les personnages. J'avais des doutes au départ, surtout sur les acteurs masculins mais au final j'ai été très surprise par eux justement. J'ai plus particulièrement retenu le jeu de Chris Hemsworth qui a réussi à faire passer une vraie émotion dans ses scènes avec Kristen Stewart. Je l'ai trouvé très convaincant et son personnage m'a beaucoup touché. 
Pour ce qui est de Kristen, je m'attendais à une Blanche-Neige plus hargneuse mais en réalité ils ont choisit de garder le côté innocent et profondément bon du personnage, tout en y ajoutant une dose de courage et surtout l'envie de se venger du mal que lui a fait Ravenna. Je trouve qu'elle incarne bien Blanche-Neige et qu'elle a su renouveler le personnage. 
Pour Charlize Theron, rien à dire, elle est à la fois sublime et diabolique mais on arrive pas totalement à la détester car des bribes de son passé nous font ressentir de la compassion à son égard car on comprend dans une certaine mesure pourquoi elle en est arrivée là. 

Ensuite, pour ce qui est des points que j'ai moins aimé, je dirais que j'ai trouvé certaines scènes un peu trop longues. Je ne saurais pas dire pourquoi mais j'ai eu la sensation qu'à certains moments, ça traînait en longueur, il y avait une perte de rythme. Et sinon, la fin est vraiment trop frustrante, trop rapide, j'aurais aimé en voir beaucoup plus car on reste dans l’incertitude sur certains points. Ils ont sans doute voulu se réserver une ouverture pour une suite éventuelle mais bon j'espère qu'ils sont sûrs de leur coup et en attendant on reste vraiment sur notre faim!

Je conseille ce film à tous les amateurs du genre même s'il n'est pas parfait. En tout cas, il m'a beaucoup plu.   

dimanche 27 mai 2012

Cosmopolis


Titre original: Cosmopolis

Réalisé par: David Cronenberg 
Année de production: 2012
Durée: 1h48
Avec: Robert Pattinson, Kevin Durand, Sarah Gadon, Juliette Binoche...

Sélection officielle Cannes 2012
 
Synopsis
Dans un New York en ébullition, l'ère du capitalisme touche à sa fin. Eric Packer, golden boy de la haute finance, s’engouffre dans sa limousine blanche. Alors que la visite du président des Etats-Unis paralyse Manhattan, Eric Packer n’a qu’une seule obsession : une coupe de cheveux chez son coiffeur à l’autre bout de la ville. Au fur et à mesure de la journée, le chaos s’installe, et il assiste, impuissant, à l’effondrement de son empire. Il est aussi certain qu’on va l’assassiner. Quand ? Où ? Il s’apprête à vivre les 24 heures les plus importantes de sa vie. 
Mon avis:

J'ai vu ce film hier, le lendemain donc de son avant-première à Cannes, et je vais essayer de donner un avis cohérent et pas trop à côté de la plaque, je l'espère.

Je signale que j'ai vu le film en VO.

Je préfère le dire tout de suite, c'est le genre de film qui à la base ne m'attire pas, parce que je pars du principe que ça va forcément me déplaire. Je n'ai d'ailleurs pas lu le livre dont il est adapté et je ne le lirais pas. Alors pourquoi être allée le voir me direz-vous? Eh bien, c'est tout simple: sans surprise par rapport à ce que j'ai pu dire dans d'autres chroniques de films, je suis la carrière de Robert Pattinson de très près et je ne pouvais donc pas passer à côté de ce virage à 180° qu'il vient d'opérer dans sa carrière d'acteur, même si au départ le sujet du film avait tendance à me rebuter. Je précise par la même occasion que je ne suis pas une hystérique qui hurle dès qu'elle le voit mais que j'apprécie réellement son jeu d'acteur et que pour moi il ne se résume pas à Twilight, car je l'apprécie essentiellement pour tout ce qu'il a fait en dehors de la saga. De plus, je ne juge pas un acteur par la folie qu'il suscite mais par son travail. 
Je souligne aussi que Cosmopolis est le premier film du réalisateur David Cronenberg que j'ai l'occasion de voir donc je ne pourrais pas le comparer à ses autres films. De plus, je suis une ignorante absolue dans tout ce qui touche les films d'auteur et autres pouvant ressembler à ce film dans sa mise en forme ou dans son message. Je vous demanderez donc de l'indulgence, mon avis n'est que celui d'une pure amatrice. Ces précisions étant faites, venons-en aux choses sérieuses.

Même si je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre, je connaissais bien le contenu du livre grâce à une personne qui l'a lu. Je voulais tout de même être au minimum au courant de ce que j'allais voir et comme j'appréhendais de voir ce film, je ne voulais pas avoir de mauvaise surprise.
Alors verdict? Il est difficile de donner un avis tranché sur ce genre de film mais je peux tout de même dire que j'ai aimé dans l'ensemble.
Pourquoi? Eh bien patience, je vais vous expliquer tout ça. Je conseille tout de même à ceux qui ne veulent rien savoir, de ne pas lire ce qui va suivre et de passer au dernier paragraphe car je vais être obligée de développer mon avis sur certaines scènes et même s'il n'y a pas de véritables spoilers, je préfère avertir.

En allant voir Cosmopolis, il ne faut pas vous attendre à voir un film d'action, très rythmé car c'est essentiellement un film de réflexion. Certains diront qu'il est d'un ennui sans nom mais le cinéma n'est pas que des films où les rebondissements s’enchaînent. Cosmopolis est totalement différent des films formatés que l'on nous sert à longueur d'année et auxquels on fini forcément par s'habituer. Alors forcément quand on nous présente quelque chose de différent, certains commencent à piquer du nez. D'un autre côté, je pense qu'il est mieux de s'informer sur un film avant d'aller dépenser une somme non négligeable pour s'enfermer dans une salle obscure pendant deux heures. Mais ceci n'est que mon avis.
Du coup, il est inutile de chercher dans ce film l'un des schémas habituel que l'on a l'habitude de voir car ce film forme un tout, on en comprend le sens que lorsqu'on l'a vu dans son ensemble et il ne suit pas une trame logique si je puis dire.

Tout démarre lorsqu'Eric Packer, milliardaire new-yorkais, souhaite prendre sa limousine pour se faire couper les cheveux alors que tout New-York est paralysé par la venue du Président des Etats-Unis et qu'une grave menace pèse sur lui. Le trajet va être long et au cours de son périple, il va rencontrer plusieurs personnes et faire face à diverses situations.
Le début se passe en extérieur puis tout à coup on se retrouve avec Eric enfermé dans la limousine et ce qui frappe à ce moment-là c'est l'isolement de la voiture car aucun son n'y rentre. La voiture totalement insonorisée renforce le sentiment d'être dans une bulle coupée du monde, hermétique à ce qui l'entoure. Et ce sentiment crée par Cronenberg n'est pas innocent, il prend du sens quand on comprend de quoi parle le film. C'est une sorte de ville à l'intérieur de la ville. J'ai interprété le film et toutes les rencontres d'Eric comme une métaphore, et des symboles liés au capitalisme. Eric, personnage central et clé du film représente le capitalisme dans tout ce qu'il a de plus froid. Ce personnage fait froid dans le dos car rien ne l'atteint, il semble totalement dénué d'émotions sauf à quelques occasions et il est sans cesse à la recherche d’émotions extrêmes pour essayer de ressentir ne serait-ce qu'un sentiment éphémère. Il se fiche de perdre des millions à chaque minute ou encore que sa vie soit menacée. D'un autre côté, il peut être sensible à des évènements assez absurdes par rapport à ses problèmes. Ce n'est qu'à la fin que ce personnage se fissure et réalise que tout n'est pas parfait et minuté car malgré toutes ses précautions, il a une faille dont il réalise enfin la signification. J'avais parfois plus l'impression de me trouver dans la tête d'Eric Packer que dans sa limousine car on a la sensation qu'il contrôle les actes et les désirs des autres.  
Eric, riche à millions, va rencontrer dans cette bulle feutrée plusieurs personnes qui symbolisent chacune, individuellement un acteur ou un effet du capitalisme. Je citerais comme exemples le personnage de Juliette Binoche et la prise de possession de divers biens artistiques par un homme aussi riche qu'Eric, et celui de Samantha Morton avec son analyse détachée des chiffres et de l'espace temps qui n'est pas sans rappeler notre système boursier.

Ce livre a été écrit il y a 7 ans et pourtant il reflète avec une incroyable justesse notre situation actuelle et tout ce qui est ébranle actuellement notre système financier.
Ce film mériterait une analyse encore plus poussée mais ce n'est sûrement pas moi qui le ferait car je suis sûre que pas mal de choses m'ont échappé (en plus du fait je vous vois en train de bailler). Car c'est surtout ça que l'on ressent à la fin, la sensation d'avoir saisi un message, peut-être pas le bon, mais surtout un message incomplet. Cosmopolis n'est pas le genre de film à la fin duquel on peut dire j'ai passé un bon moment ou pas, c'est un film qui fait réfléchir pour peu qu'on se donne la peine de vouloir comprendre ce que l'on voit. Ce film n'a pas d'intrigue ou de scénario, il essaye juste de faire passer un message, une réflexion dans une forme peu habituelle au cinéma. J'avoue que je suis sortie de cette séance complètement vidée et je ne me suis pas aperçue de l'effort que j'avais fournit pour essayer de tout saisir et comprendre ce que l'auteur et le réalisateur ont essayé de nous dire. 

Pour en finir avec l'aspect prise du tête du film, je vais revenir sur des éléments plus concrets, mais aussi ceux qui m'ont gêné.
Au niveau du casting, dire que Robert Pattinson a le rôle principal est un euphémisme étant donné que tout le film repose sur lui et qu'il représente l'élément central autour duquel tous les autres personnages gravitent. Et je trouve qu'il s'en sort plutôt très bien. Je ne suis pas très objective car j'apprécie l'acteur mais je pense que sa prestation est plus que convaincante et même si ce n'est pas parfait et que le chemin est long, ce genre de film confirme qu'il a du talent et une grande capacité à s'immerger dans un personnage. Pour moi il a relevé le défi. Je citerais aussi deux autres acteurs qui m'ont, disons, interpellé et qui sont Kevin Durand et Paul Giamatti. Les autres étaient aussi très bons mais on les a trop peu vu malheureusement.   
J'ai aussi retenue la musique, assez anecdotique, mais que j'ai beaucoup aimé. Je regrette justement ce "manque" de bande son.
Ce qui marque aussi dans ce film ce sont ses dialogues. David Cronenberg dit qu'il a repris presque mot pour mot ceux du livre et attendez-vous à quelque chose de plus recherché que les dialogues habituels. Ils n'avaient parfois ni queue ni tête et étaient dans l'ensemble assez déstabilisant. C'est ce qui à mon avis peut rebuter certaines personnes car ils ne sont pas toujours faciles d'accès.
Le film dure deux heures et c'est vraiment la durée limite parce que de part le manque de rythme, j'ai bien failli décrocher à la fin. C'est le genre de film sur lequel on est tellement concentré qu'au bout d'un moment il faut que ça s'arrête pour pouvoir un peu souffler. Néanmoins, je ne me suis pas ennuyée et j'étais à ma grande surprise plongée dedans, je ne pensais plus à ce qui m'entourais et ça je ne m'y attendais vraiment pas. 

Pour finir et en résumé, je dirais que j'ai beaucoup apprécié ce film par la réflexion qu'il propose et le fait qu'il est complètement à l'opposé de ce que j'aime au cinéma. J'aime quand je découvre quelque chose de totalement inconnu et j'ai justement aimé cette expérience même si ça restera pour moi l'exception. 
Même si j'ai apprécié le film, je ne vais pas vous le conseiller et encore moins vous dire de courir le voir. Je vous dirais plutôt si le fait de réfléchir en regardant un film ne vous dérange pas et que vous ressentez de la curiosité pour le sujet et/ou la mise en forme, la réalisation de Cosmopolis, vous pouvez tenter l'expérience à condition de rester suffisamment ouvert et de prendre le risque de ne pas aimer ou être déçu parce que ce genre de film ne peut que susciter des avis divergents et contradictoires.      

dimanche 20 mai 2012

Dark Shadows


Titre original: Dark Shadows

Réalisé par: Tim Burton
Année de production: 2012 
Durée: 1h52
Avec: Johnny Depp, Michelle Pfeiffer, Eva Green, Helena Bonham Carter...

Synopsis
En 1752, Joshua et Naomi Collins quittent Liverpool, en Angleterre, pour prendre la mer avec leur jeune fils Barnabas, et commencer une nouvelle vie en Amérique. Mais même un océan ne parvient pas à les éloigner de la terrible malédiction qui s’est abattue sur leur famille. Vingt années passent et Barnabas a le monde à ses pieds, ou du moins la ville de Collinsport, dans le Maine. Riche et puissant, c’est un séducteur invétéré… jusqu’à ce qu’il commette la grave erreur de briser le cœur d’Angelique Bouchard. C’est une sorcière, dans tous les sens du terme, qui lui jette un sort bien plus maléfique que la mort : celui d’être transformé en vampire et enterré vivant.
Deux siècles plus tard, Barnabas est libéré de sa tombe par inadvertance et débarque en 1972 dans un monde totalement transformé… 
Mon avis:

Je suis allée voir le film hier au ciné, donc je profite que c'est encore frais dans ma mémoire pour vous donner mon ressenti.

Tout d'abord, pourquoi ce film? Parce que j'aime beaucoup l'univers de Tim Burton, son imagination et sa capacité à nous emmener dans un univers totalement farfelu. De plus, j'adore l'association Burton/Depp/Bonham Carter, alors il ne m'en fallait pas plus pour courir au cinéma.

Je vais commencer par ce que j'ai le plus apprécié dans ce film. Burton nous offre une fois de plus des personnages haut en couleur et une histoire complètement délirante. Il s'attaque cette fois-ci à un vampire frappé d'une malédiction jetée par une sorcière amoureuse et un peu folle, il faut bien le dire. J'ai adoré une fois de plus les décors, les costumes et l'excentricité des personnages comme souvent dans les films de Burton. Il nous offre des images magnifiques et colorées ainsi qu'un Collinwood somptueux. Je suis sensible à l'esthétique des films et de ce point de vu, je n'ai pas été déçu. J'ai aimé ce mélange entre les années 70 et le XVIIIème siècle. 
Second point fort du film pour moi: ses acteurs. Eh oui, quand on regarde le casting, on ne peut que s'attendre à un jeu de qualité et ce film ne fait que le confirmer. Johnny Depp excelle une fois de plus dans le rôle du déjanté Barnabas Collins et le reste du casting, féminin, est tout aussi à la hauteur. J'ai particulièrement aimé le personnage de la sorcière avec une Eva Green à la hauteur du rôle.
On notera la présence d'Alice Cooper dans le film et j'en profite pour dire que j'ai beaucoup aimé la bande son. J'ai particulièrement retenu la musique du générique et le reste, très dans son époque. 
Je voudrais enfin souligner que j'ai aimé l'humour présent tout au long du film. Il y avait un très bon dosage entre les passages drôles et ceux plus sérieux. Le personnage de Barnabas se réveillant dans les seventies aurait pu donné lieu à un humour lourd et pathétique mais ce n'est absolument pas le cas et certains dialogues m'ont beaucoup fait rire. 

Passons maintenant aux bémols, aux éléments qui m'ont gêné. 
Ce qui fait que je n'ai pas été entièrement scotchée par l'histoire, c'est que j'ai la sensation que Burton n'est pas allé assez en profondeur des choses. J'ai trouvé certains points de l'histoire trop peu développés. Par exemple, on passe très vite sur la relation Barnabas/Vicky/Josette et je trouve ça dommage étant donné les conséquences que cela entraîne et a entraîné. 
Il y a aussi le fait que Vicky se fait embaucher comme gouvernante du petit David annoncé comme un gosse difficile et puis on part sur autre chose et cette partie là est laissée de côté. 
Pour les personnages, même chose, j'ai eu la sensation qu'ils avaient été survolés et qu'on avait du mal à s'y attacher ou à les détester. On a du mal à les cerner et certains sont trop peu présents à l'écran. 
C'est ce qui m'a le plus frustrée dans ce film, la sensation d'être resté trop en surface. C'est ce qui a fait aussi que je ne suis pas complètement rentrée dans le film et qu'au final j'ai du mal à donner un avis tranché.

En résumé, je dirais que j'ai passé un très bon moment et que j'ai beaucoup aimé ce film de part son univers et son humour. Néanmoins, il m'a manqué un petit quelque chose pour être totalement sous le charme.       

dimanche 1 avril 2012

Hunger Games, le film



Titre original: Hunger Games



Réalisé par: Gary Ross 
Année de production: 2012
Durée: 2h22 min
Avec: Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth...

Synopsis:
Chaque année, dans les ruines de ce qui était autrefois l'Amérique du Nord, le Capitole, l'impitoyable capitale de la nation de Panem, oblige chacun de ses douze districts à envoyer un garçon et une fille - les "Tributs" - concourir aux Hunger Games. A la fois sanction contre la population pour s'être rebellée et stratégie d'intimidation de la part du gouvernement, les Hunger Games sont un événement télévisé national au cours duquel les tributs doivent s'affronter jusqu'à la mort. L'unique survivant est déclaré vainqueur. La jeune Katniss, 16 ans, se porte volontaire pour prendre la place de sa jeune sœur dans la compétition. Elle se retrouve face à des adversaires surentraînés qui se sont préparés toute leur vie. Elle a pour seuls atouts son instinct et un mentor, Haymitch Abernathy, qui gagna les Hunger Games il y a des années mais n'est plus désormais qu'une épave alcoolique. Pour espérer pouvoir revenir un jour chez elle, Katniss va devoir, une fois dans l'arène, faire des choix impossibles entre la survie et son humanité, entre la vie et l'amour...
Mon avis

Je redoutais un peu ce film car jusqu'à présent, les images que j'avais pu en voir étaient loin de m'avoir convaincue par rapport au livre pour lequel j'avais eu un gros coup de coeur, ainsi que pour toute la saga.
Je suis néanmoins allée au cinéma en faisant fit de l'impression que j'avais pu avoir et en me laissant porter par le film. Alors maintenant que je l'ai vu, qu'en est-il de mon ressenti? Eh bien, pour tout dire, je suis plus que mitigée sur cette adaptation et au final assez déçue.

Petite parenthèse pour dire qu'il y avait peu de monde dans la salle et que c'était calme donc plus qu'appréciable. La bande annonce de Titanic me donne bien envie de retourner le voir au ciné et j'ai été agréablement surprise de voir le trailer de Starters, livre de Lissa Price dont on parle beaucoup en ce moment. Mais là je m'égare...

Tout d'abord, ce qui frappe, c'est l'instabilité de la caméra, si je puis dire. On remarque cela surtout au début mais aussi par la suite à certains moments, le tout accompagné d'images floues et c'est extrêmement désagréable. Les plans stables et nets sont plutôt rares et on en vient à se demander si c'est voulu ou pas. Certes, on peut comprendre l'intérêt sur les scènes où les tributs se battent, encore que je trouve ce choix peu judicieux, mais en dehors de ça je trouve que ça nuit beaucoup au film. D'ailleurs, d'une manière générale la réalisation laisse à désirer et est en tout cas très peu soignée. C'est pour moi le point noir du film.

Ensuite, au niveau de l'histoire, en ayant lu le livre, je n'ai bien sûr pas pu m'empêcher de faire la comparaison entre les deux. Dans l'ensemble, l'intrigue est bien respectée et notamment le découpage avant/après les Hunger Games. Il aurait été regrettable que la partie avant les jeux soit négligée mais du coup dans le film, on sent que cette partie a été plus soignée que celle se déroulant dans l'arène. Et c'est cette dernière partie qui m'a le plus déçue. A force de vouloir édulcorer, un livre qui déjà à la base est destiné aux adolescents, dans le but bien évident d'attirer un maximum de monde, on se retrouve avec des Hunger Games sans relief et beaucoup moins violents que le livre et ce qu'ils auraient du être. Je me suis surprise à rester totalement insensible face à certaines scènes qui se voulaient violentes et d'une manière générale la froideur qui se dégage de la manière de filmer fait perdre beaucoup d'intensité à l'intrigue. Le film manque aussi cruellement de rythme. 

J'ai de loin préféré la première partie du film parce que pour le coup, l'émotion passe plutôt bien. On comprend la situation dans laquelle se trouve chaque district, on sent le lien fort qui uni Katniss à sa soeur et le fait que les tributs se dirigent vers une mort certaine tout en étant acclamés par la foule du Capitol et en devant garder le sourire est assez terrible et on ressent bien toute l'horreur de la chose. Plusieurs fois au début du film, j'ai senti mon coeur se serrer et j'ai bien failli verser ma petite larme.

Concernant les Hunger Games dans l'arène, pas mal de trucs, assez important quand même, ont été zappé et je suis curieuse de voir comment certains détails vont être rattrapés (ou pas) dans le deuxième film. Comme je le disais, les combats ont été plus qu'édulcorés et du coup tout le long je suis restée complètement extérieure et distante par rapport à ce qui se passait sous mes yeux. Bien évidemment, l'histoire Peeta/Katniss a été un peu remanié afin de nous faire croire à un éventuel triangle amoureux qui n'existe pas. Je souligne au passage que certains ajouts ont été plutôt malheureux. Par contre j'ai apprécié qu'on nous montre l'envers du décor des Hunger Games, ça c'était un vrai plus, intéressant.

Et je finirais enfin par mon avis sur le casting dont je suis la première surprise. Alors qu'à l'image, j'étais peu convaincue par Josh, il s'est révélé être un Peeta très convaincant et attachant. Je regrette les beaux yeux bleus de Peeta mais Josh s'en sort plutôt bien. Et il n'est pas le seul car Jennifer nous présente une Katniss assez fidèle au livre, même si je regrette beaucoup l'absence de ses pensées qui permettent de comprendre beaucoup de choses dans le livre et la complexité du personnage.
Pour le reste du casting, c'est dans l'ensemble une réussite et ça rattrape un peu le reste. Heureusement qu'ils sont là pour porter le film.
J'ai été conquise par Lenny Kravitz en Cinna! 

En résumé de ce long avis, j'ai passé un bon moment mais sans plus. Il y a du bon et du mauvais dans cette adaptation et malheureusement la réalisation hasardeuse dessert beaucoup le film. De plus, alors que le livre est beaucoup plus mature que la tranche d'âge à laquelle il se destine, le film pour le coup est vraiment jeunesse. Tellement édulcoré que l'histoire en perd sa force et son horreur. 
Donc, assez déçue dans l'ensemble même si le film reste fidèle au livre. 
Si je devais donner un conseil: Lisez plutôt le livre!

jeudi 8 mars 2012

Slumdog Millionaire


Titre original: Slumdog Millionaire

Réalisé par: Danny Boyle
Année de production: 2008
Durée: 2h
Avec: Dev Patel, Freida Pinto, Madhur Mittal, Anil Kapoor...


Synopsis
Jamal Malik, 18 ans, orphelin vivant dans les taudis de Mumbai, est sur le point de remporter la somme colossale de 20 millions de roupies lors de la version indienne de l'émission Qui veut gagner des millions ? Il n'est plus qu'à une question de la victoire lorsque la police l'arrête sur un soupçon de tricherie.

Sommé de justifier ses bonnes réponses, Jamal explique d'où lui viennent ses connaissances et raconte sa vie dans la rue, ses histoires de famille et même celle de cette fille dont il est tombé amoureux et qu'il a perdue.

Mais comment ce jeune homme est-il parvenu en finale d'une émission de télévision ? La réponse ne fait pas partie du jeu, mais elle est passionnante. 
Mon avis

Je me décide enfin à écrire mon avis sur ce film, vu il y a quelques jours déjà. Eh oui, encore un film à succès dont je suis passé à côté. Décidément, je suis bien contente de rattraper mes lacunes. 
Là encore, je ne connaissais presque rien du sujet mais j'ai vu le DVD qui me tendait mes bras et je me suis dit "why not?". De plus, j'aime beaucoup l'Inde par différent aspects et je ne manque jamais d'enrichir mes connaissances sur ce pays, quand je le peux. En effet, malgré sa nationalité américaine et britannique, ce film se passe en Inde et parle de l'Inde. Danny Boyle ne nous montre pas l'Inde riche qui fait rêver les foules mais  l'Inde qui souffre et qui évolue. 

Je vous épargnerai un résumé personnel de l'intrigue parce que d'une part je suis très mauvaise dans cet exercice, et d'autre part, le résumé suffit amplement et cela ne serait qu'une redite. 

Comme je le disais, je me suis plongée dans le film sans préjugé et j'en suis bien contente car j'aime être surprise et ne pas me laisser parasiter par telle ou telle critique.

Le début commence fort si on peut dire et on se demande si Jamal a bien affaire à la police tant leurs méthodes sont plus que discutables. En fait ils essayent juste de savoir si Jamal a triché ou non à la célèbre émission "Qui veut gagner des millions?". Si certains en doutaient encore, l'émission est formatée dans tous les pays et nous sommes en terre connue pour peu qu'on ait déjà regardé l'émission en France. 

A travers les questions de l'émission, on suit Jamal, le personnage principal, de son enfance jusqu'à ce qui l'a amené à participer à l'émission aujourd'hui, dans le but de savoir s'il a triché ou non. 

Danny Boyle nous présente là une histoire très forte avec une vie faite de blessures, de souffrances, d'incertitudes. Il maintien le suspense tout au long du film en alternant entre le présent et le passé, le tout sous-tendu par l'incertitude du spectateur quand au futur. 
Le film est très rythmé par cette alternance et le suspense le plus intense se situe bien sûr à la fin avec le dénouement. 

Le personnage de Jamal est très touchant. J'ai beaucoup aimé le début avec le clin d'oeil à Amitabh Bachchan, à travers la passion que lui voue Jamal, célèbre acteur en Inde mais aussi présentateur actuel de l'émission. Dommage qu'il n'ait pas fait de véritable apparition dans le film.
Jamal est un petit garçon déterminé, qui n'est pas du genre à reculer devant les obstacles pour atteindre son but. Et cette force, il va la garder tout le long de sa vie. Mais malheureusement, son frère est bien différent et ce dernier va souvent être la source de ses malheurs bien qu'il soit prêt à tout pour protéger son petit frère.

La vie va les bousculer, les séparer et les réunir. Et au milieu, il y a Latika qui va faire partie plusieurs fois des aventures des deux frères et qui serait elle aussi maltraitée par la vie.

C'est un film fort, émouvant, qui change de ce qu'on a l'habitude de voir et durant lequel on ne s'ennuie pas une minute. Il m'a surpris et captivé. 

Un film à voir!

mardi 28 février 2012

Million Dollar Baby


Titre original: Million Dollar Baby

Réalisé par: Clint Eastwood
Année de production: 2004
Durée: 2h12
Avec: Clint Eastwood, Morgan Freeman, Hilary Swank...

Synopsis:
Rejeté depuis longtemps par sa fille, l'entraîneur Frankie Dunn s'est replié sur lui-même et vit dans un désert affectif, en évitant toute relation qui pourrait accroître sa douleur et sa culpabilité. Le jour où Maggie Fitzgerald, 31 ans, pousse la porte de son gymnase à la recherche d'un coach, elle n'amène pas seulement avec elle sa jeunesse et sa force, mais aussi une histoire jalonnée d'épreuves et une exigence, vitale et urgente : monter sur le ring, entraînée par Frankie, et enfin concrétiser le rêve d'une vie. Après avoir repoussé plusieurs fois sa demande, Frankie se laisse convaincre par l'inflexible détermination de la jeune femme. Une relation mouvementée, tour à tour stimulante et exaspérante, se noue entre eux, au fil de laquelle Maggie et l'entraîneur se découvrent une communauté d'esprit et une complicité inattendues...
Mon avis

Bon, je sais que je retarde pas mal sur ce coup-là mais comme je l'ai déjà dit pour Fighter, je ne suis vraiment pas une adepte des films de boxe. Alors pourquoi en regarder me direz-vous? Parce que je suis pleine de contradiction mais ça je crois que vous l'aurez déjà remarqué.

Lors de sa sortie au cinéma en 2005, je me souviens des louanges à n'en plus finir sur ce film et bien sûr des Oscars qu'ils a reçu. Dans ma mémoire, il était donc associé à un très bon film mais un film que je n'avais alors pas eu envie de voir car le sujet me rebutait encore plus qu'aujourd'hui.

Je n'avais alors pas franchi le pas ne serait-ce que de le curiosité envers ce film de Clint Eastwood, réalisateur que j'apprécie beaucoup et dont le talent n'est plus à démontrer. Il a fallu que M6 le diffuse il y a quelques semaines pour que je me décide enfin à le regarder. 

Une fois encore, ne m'étant pas intéressée de près au film, je l'ai vu avec un minimum d'informations. Et encore, je pense que le seul truc que je connaissais c'est que ça parlait de boxe. Donc totale découverte pour moi.

Dans la première partie du film, on nous présente les personnages principaux, extrêmement bien développés et tous attachant. Maggie et Frankie ont chacun leurs blessures et à un moment ils vont se "trouver", si on peut dire. Un lien très fort va se nouer entre eux au-delà de la relation boxeuse/entraîneur et tout deux portent le film.
Cette partie du film pourrait presque paraître légère par rapport à la seconde partie. Ce que j'ai le moins apprécié dans la partie "boxe", ce sont justement les combats de boxe. Autant j'ai presque aimé ça dans Fighter, autant là ça a eu du mal à passer. C'est beaucoup trop violent pour moi mais je me doutais un peu que ça serait moins gentillet de ce point de vu. 
Quand à la deuxième partie, elle marque un tournant dans l'histoire et pas des plus joyeux. La tristesse domine jusqu'à la fin mais on tombe jamais dans le mélo. 

Pour donner un avis sur l'ensemble du film, je dirais que c'est du grand Clint Eastwood. Il nous offre une réalisation impeccable et une histoire pleine d'émotions. Ce que j'apprécie chez lui c'est cette capacité à faire passer une large palette de sentiments à travers les images. Million Dollar Baby n'est pas qu'un film sur la boxe mais traite à travers ses personnages de beaucoup d'autres sujets. 
Les acteurs sont bluffants, d'une justesse incroyable et j'ai été assez impressionné par la performance et la transformation physique d'Hilary Swank qui nous ferait presque oublier qu'elle est une actrice et non une boxeuse de haut niveau.

J'avoue que j'ai aimé ce film à bien des égards et malgré le peu de défauts qu'il a, je ne peux pas dire que c'est un coup de coeur, sans que je sache vraiment l'expliquer. Je pense que la boxe ce n'est vraiment pas un sujet que j'affectionne et c'est ce qui m'a un peu gâché le film. Néanmoins, je rejoins l'avis de beaucoup de personnes pour dire que c'est un des films les plus aboutis de Clint Eastwood et un film magnifique.            

A voir donc, si ce n'est pas encore fait!

dimanche 29 janvier 2012

Millénium 1, le film (adaptation américaine)


Titre original: The Girl With The Dragon Tattoo

Réalisé par: David Fincher
Année de production: 2011
Durée: 2h38
Avec: Daniel Craig, Rooney Mara, Christopher Plummer...

Synopsis:
Mikael Blomkvist, brillant journaliste d’investigation, est engagé par un des plus puissants industriels de Suède, Henrik Vanger, pour enquêter sur la disparition de sa nièce, Harriet, survenue des années auparavant. Vanger est convaincu qu’elle a été assassinée par un membre de sa propre famille.

Lisbeth Salander, jeune femme rebelle mais enquêtrice exceptionnelle, est chargée de se renseigner sur Blomkvist, ce qui va finalement la conduire à travailler avec lui.

Entre la jeune femme perturbée qui se méfie de tout le monde et le journaliste tenace, un lien de confiance fragile va se nouer tandis qu’ils suivent la piste de plusieurs meurtres. Ils se retrouvent bientôt plongés au cœur des secrets et des haines familiales, des scandales financiers et des crimes les plus barbares…
Mon avis:

Chose promise, chose due! Voici mon dernier billet sur Millénium (pour le moment) avec mon avis sur la version américaine que je viens de voir au ciné.

D'entrée, Monsieur Fincher nous met une grande baffe avec un générique d'une beauté absolue et une musique rock qui arrache, si on aime le genre. De quoi vous mettre dans l'ambiance dès les premières secondes.

Après avoir vu la version suédoise, j'étais septique en allant voir ce film car je craignais une adaptation indigeste encore moins fidèle, si c'est possible, que la version suédoise. Eh bien, dès les premières minutes du film, je me suis aperçue à quel point je me trompais!
Fincher m'a scotché du début à la fin!

Ce qui m'avait le plus gêné dans la version suédoise, c'est le fait qu'elle se soit pour beaucoup détachée du livre et j'ai mis ça sur le compte de la durée et du format cinématographique. Mais Fincher nous prouve qu'on peut coller au plus près du livre et le tout dans le même laps de temps. Il a fait ce que j'attendais des suédois, c'est-à-dire une adaptation fidèle tout en apportant un petit plus. Attention, je n’encense pas tout ce qui vient des States mais là je dois dire qu'ils ont fait du bon, du très bon boulot. Après, on aime ou on aime pas, une fois de plus, ce n'est que mon petit avis de spectatrice lambda.

Mais concentrons-nous sur le film de Fincher qui constitue une adaptation à part entière du livre et non un remake, à mon sens. Fincher, une fois de plus, nous fait partager son propre univers en nous offrant un film assez sombre mais n'allant jamais dans l'excès. Il ne s'est pas montré frileux et nous a livré les scènes les plus dures avec autant de force, voire plus, que dans le livre. Je craignais que l'action soit trop présente mais là encore il a été fidèle au livre et n'a pas usé d'effets spéciaux à tort et à travers.

Au niveau des acteurs, là aussi incertitude sur la prestation des deux personnages principaux avant d'aller voir le film et surtout sur Rooney Mara que je découvrais ici.
Cette dernière est largement à la hauteur du défi en nous livrant une Lisbeth différente de celle de Noomi Rapace mais tout aussi convaincante. Lisbeth Salander reste le personnage fort de l'histoire mais Mikael Blomkvist  n'y perd pas car Daniel Craig a su lui donner du relief et on sent le personnage impliqué dans l'affaire Harriet Vanger.

Ce film m'a semblé plus long que le film suédois mais sans doute parce qu'il est plus riche en détails. Du coup, j'ai trouvé qu'il y perdait un peu en rythme et d'un autre côté, je suis totalement rentrée dans l'histoire. Certaines scènes m'ont pris aux tripes, d'autres apportaient une petite touche d'humour bienvenue et au final j'ai aimé le mélange. Peut-être que le fait d'être au cinéma change le ressenti mais Fincher m'a totalement embarqué et je ne me suis pas ennuyée une minute. J'ai hâte de le voir en VO parce que je pense que ça doit être encore mieux, comme toujours. 

Au final, et vous l'aurez compris, j'ai adoré cette adaptation qui m'a convaincue de A à Z. Un film qui restera à coup sûr longtemps dans ma mémoire et la sortie DVD me parait déjà trop loin. 

A voir!